Incivilités contre les commerçants de plus en plus fréquentes
Publié : 22 mars 2023
Je ressuscite un compte sur le Forum qui avait disparu depuis que membre du bureau de l'association des Voisins du Fort d'Issy (AVFI) est devenu commerçant... Mais là, bien que le sujet concerne le commerce, c'est bel et moi en tant que commerçant, certes, mais aussi comme habitant qui pousse mon coup de gueule.
La période est très égoïste et agressive pour tout le monde. J'irais jusqu'à dire qu'une partie la société est tombée dans une forme de bêtise naturelle, tellement spontanée qu'elle en est devenue totalement désinhibée. Cela n'est pourtant pas la règle, ni la norme. Voici donc la petite histoire du jour, et ses conséquences que tout le monde ignorerait sans ce post et qui j'espère fera réfléchir certains. C'est l'effet papillon condensé en quelques jours, associé l'anonymat conféré par internet. L'absence totale de courage dans le but de bénéficier d'un prétendu pouvoir dont certains ont besoin pour se sentir moins écrasé par leur stupidité.
L'anecdote est simple. Tout le monde sait que nous avons une banque qui régulièrement ne distribue que des billets de 50€... Tout le monde s'en plaint légitimement et le problème va être réglé puisque la banque ferme définitivement dans 2 mois. En tant que commerçants, nous avons donc régulièrement affaire à des demandes de monnaie. Nous y satisfaisons toujours quand cela nous est possible, mais ce n'est pas toujours le cas. Je ne sais pas quel fantasme monétaire ont certains clients, mais non nous ne dormons pas sur un matelas de pièces, et en manquer peut nous arriver.
Une cliente va donc au Monop' pour demander de la monnaie. Le caissier lui répond qu'il n'a pas assez dans sa caisse pour répondre à sa demande.
Elle décide donc d'acheter un produit à 2€. Le caissier lui rend donc 4 billet de 10€ + 4 pièces de 2€ n'ayant pas mieux. Vous voyez venir le truc, la cliente demande des billets de 5€... Première réponse polie pour dire qu'il n'en a pas. Elle insiste, il finit par lui répondre qu'il n'en a pas, et qu'il n'est pas une banque.
Ah que faire quand outre passe ses droits, et qu'on est remis en place... Utiliser l'anonymat d'internet pour envoyer un mail à la direction France de monop' j'imagine dans l'idée de faire sanctionner ce petit salarié de m****e qui n'avais pas satisfait à ses exigences.
C'est bien, elle aura réussit. L'info est remontée, puis redescendue. Elle sera ravie d'apprendre que la personne en question va quitter le magasin.
Vous l'aurez compris (au moins certains d'entre vous), le caissier en question est le chef du rayon Fruits et Légumes, accessoirement l'homme avec qui je vis et qui a fait les frais de la colère ridicule d'une cliente qui face à son impossibilité d'être satisfaite se venge anonymement, n'offrant aucun droit de réponse à l'attaqué. Donnez à un écervelé désarmé, un tout petit pouvoir, il sera enclin à en abuser, pour le seul fait d'avoir le sentiment d'exister.
Félicitations Madame, j'espère que vous vous sentez forte et grandie de votre coup de gueule numérique.
Cette attitude bien que très rare dans notre environnement privilégié a tendance à se développer. Les commerçants, les instituteurs, les animateurs du clavim, ou les habitants entre eux.. Incivilités verbales, stationnements sauvages, dépôts d'ordures... A quel moment individuellement nous révoltons-nous contre les cons ? A quel moment décidons nous de relativiser un peu nos difficultés, ou en tout cas décidons nous de faire l'effort, de ne pas en rendre responsable les autres..
Voilà. J'oeuvre tous les jours pour le bien être des autres et de ce quartier. J'ai connu au démarrage de mon activité toutes les critiques les plus injustes, et encore aujourd'hui je suis malgré tout confronté à l'attitude de certaines personnes qui se croient tout permis. J'ai la chance de pouvoir sortir un client désagréable de ma boutique, et la chance qu'on ne puisse pas envoyer de mail anonyme à ma hiérarchie. Enfin on peut mais c'est moi qui le reçois alors... J'ai également la chance d'avoir une associée qui est là pour me calmer si nécessaire. Pas de chance pour la décérébrée, elle n'est pas là au moment où je tape ces lignes....
Au quotidien : Merci de vous indigner. Merci de vous battre. Merci de défendre ceux qui ne le peuvent pas. Merci de relativiser. Merci de faire preuve d'un minimum d'humanité quoi. Mettre quelqu'un au chômage parce qu'on n'a pas eu son billet de 5€... il me semble qu'on peut difficilement faire plus misérable.
Olivier
Pas pour la conciergerie, pas pour l'AVFI, juste pour moi, mon quartier, mon supermarché qui perd un élément important, et bien sûr mon homme qui subit une injustice de plus.
La période est très égoïste et agressive pour tout le monde. J'irais jusqu'à dire qu'une partie la société est tombée dans une forme de bêtise naturelle, tellement spontanée qu'elle en est devenue totalement désinhibée. Cela n'est pourtant pas la règle, ni la norme. Voici donc la petite histoire du jour, et ses conséquences que tout le monde ignorerait sans ce post et qui j'espère fera réfléchir certains. C'est l'effet papillon condensé en quelques jours, associé l'anonymat conféré par internet. L'absence totale de courage dans le but de bénéficier d'un prétendu pouvoir dont certains ont besoin pour se sentir moins écrasé par leur stupidité.
L'anecdote est simple. Tout le monde sait que nous avons une banque qui régulièrement ne distribue que des billets de 50€... Tout le monde s'en plaint légitimement et le problème va être réglé puisque la banque ferme définitivement dans 2 mois. En tant que commerçants, nous avons donc régulièrement affaire à des demandes de monnaie. Nous y satisfaisons toujours quand cela nous est possible, mais ce n'est pas toujours le cas. Je ne sais pas quel fantasme monétaire ont certains clients, mais non nous ne dormons pas sur un matelas de pièces, et en manquer peut nous arriver.
Une cliente va donc au Monop' pour demander de la monnaie. Le caissier lui répond qu'il n'a pas assez dans sa caisse pour répondre à sa demande.
Elle décide donc d'acheter un produit à 2€. Le caissier lui rend donc 4 billet de 10€ + 4 pièces de 2€ n'ayant pas mieux. Vous voyez venir le truc, la cliente demande des billets de 5€... Première réponse polie pour dire qu'il n'en a pas. Elle insiste, il finit par lui répondre qu'il n'en a pas, et qu'il n'est pas une banque.
Ah que faire quand outre passe ses droits, et qu'on est remis en place... Utiliser l'anonymat d'internet pour envoyer un mail à la direction France de monop' j'imagine dans l'idée de faire sanctionner ce petit salarié de m****e qui n'avais pas satisfait à ses exigences.
C'est bien, elle aura réussit. L'info est remontée, puis redescendue. Elle sera ravie d'apprendre que la personne en question va quitter le magasin.
Vous l'aurez compris (au moins certains d'entre vous), le caissier en question est le chef du rayon Fruits et Légumes, accessoirement l'homme avec qui je vis et qui a fait les frais de la colère ridicule d'une cliente qui face à son impossibilité d'être satisfaite se venge anonymement, n'offrant aucun droit de réponse à l'attaqué. Donnez à un écervelé désarmé, un tout petit pouvoir, il sera enclin à en abuser, pour le seul fait d'avoir le sentiment d'exister.
Félicitations Madame, j'espère que vous vous sentez forte et grandie de votre coup de gueule numérique.
Cette attitude bien que très rare dans notre environnement privilégié a tendance à se développer. Les commerçants, les instituteurs, les animateurs du clavim, ou les habitants entre eux.. Incivilités verbales, stationnements sauvages, dépôts d'ordures... A quel moment individuellement nous révoltons-nous contre les cons ? A quel moment décidons nous de relativiser un peu nos difficultés, ou en tout cas décidons nous de faire l'effort, de ne pas en rendre responsable les autres..
Voilà. J'oeuvre tous les jours pour le bien être des autres et de ce quartier. J'ai connu au démarrage de mon activité toutes les critiques les plus injustes, et encore aujourd'hui je suis malgré tout confronté à l'attitude de certaines personnes qui se croient tout permis. J'ai la chance de pouvoir sortir un client désagréable de ma boutique, et la chance qu'on ne puisse pas envoyer de mail anonyme à ma hiérarchie. Enfin on peut mais c'est moi qui le reçois alors... J'ai également la chance d'avoir une associée qui est là pour me calmer si nécessaire. Pas de chance pour la décérébrée, elle n'est pas là au moment où je tape ces lignes....
Au quotidien : Merci de vous indigner. Merci de vous battre. Merci de défendre ceux qui ne le peuvent pas. Merci de relativiser. Merci de faire preuve d'un minimum d'humanité quoi. Mettre quelqu'un au chômage parce qu'on n'a pas eu son billet de 5€... il me semble qu'on peut difficilement faire plus misérable.
Olivier
Pas pour la conciergerie, pas pour l'AVFI, juste pour moi, mon quartier, mon supermarché qui perd un élément important, et bien sûr mon homme qui subit une injustice de plus.